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21.04.2006

Mortification (2)

La gauche et l’extréme-gauche vont probablement tirer à boulets rouges sur « le projet de loi sur l’immigration choisie » et mettre en oeuvre sur ce thème les techniques accusatoires traditionnelles de la gauche sur les culpabilités françaises.

Ce projet de loi propose il est vrai une rupture de la politique française en matière d’immigration.

L’Etat entend désormais, outre le resserrement des conditions du regroupement familial, le rallongement des conditions de l’acquisition de la nationalité française, déterminer dans quelles filières les besoins de main d’œuvre justifient le recours à l’immigration.
Il est dans sa légitimité.
D’abord, pour la cohésion nationale.
Ensuite, pour signifier que l’immigration en France n’est pas un acte anodin, et lui confèrer une valeur.

Cela n’est pas inutile au moment où tant de nos compatriotes bradent le sens de l’appartenance à une même nation, bradent le sens de l’effort et de la dignité contre l’exaltation de perpétuelles litanies requérantes.

Il faut s’attendre à les entendre exprimer entendre à cette occasion les pires outrances sur notre pays dont le tort, sans doute, a été de proclamer l’universalité des droits de l’Homme.
J'en suis fier.

« De plus en plus souvent, ce sont les valeurs qui définissent la République qui sont conspuées et soupçonnées de cautionner le maquillage des rapports de domination tout à la fois politique et économique », écrit Claude Obadia, professeur de philosophie en classe préparatoire HEC (‘La Croix’, 20/04/2006).

Cela définit parfaitement la situation morale de notre pays.
Nous sommes parvenus, comme l’a révélé la crise des banlieues, à déposséder ces populations du bien le précieux : l’amour de la nation.

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