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24.04.2006
Richesse commune (Commonwealth)
A l’exception de M. Mugabe, président du Zimbabwe, les anciens Etats de l’Empire britannique, réunis au sein du Commonwealth, ont participé aux célébrations du 80 ème l’anniversaire d’Elisabeth II.
Les sujets d’Elisabeth n’ont aucune difficulté à considérer le rôle positif du colonialisme et les peuples qui ont été soumis au joug britannique entretiennent un rapport pacifique avec l‘ancien colonisateur.
Quel contraste avec notre République et ses milices de la mémoire ! Celles-ci ont choisi le filon de la repentance par procuration qui permet à quelques associations, collectifs, d’exister (à renfort de prébendes et de subventions publiques) dans ce registre.
Qu’il s’agisse de l’Algérie, du rôle de Bordeaux dans le commerce des esclaves, de celui de Napoléon, ces mouvements et cercles divers nous accompagnent sur les chemins de la contrition.
Ce qui est magnifique, c’est que sans considérer ce qu’étaient ces époques et les conditions d’y vivre, ces procureurs décrètent, condamnent, excommunient au tribunal de l’histoire.
Quelle stupide présomption ! Quelle manière indécente de faire vivre la citoyenneté !
En reconnaissant la responsabilité de l’État français dans la persécution des juifs menée en collaboration avec l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale, la France a fait ce qu’il fallait par rapport à la mémoire nationale.
Le reste, elle n’a pas à en avoir honte.
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