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09.05.2006
En finir avec la Révolution
La présidentielle 2007 nous porte vers un débat fondamental. Il dépasse les querelles d’hommes, peut-être même les clivages idéologiques réels ou supposés et touche à la manière dont on conçoit la démocratie, l’exercice du pouvoir et par conséquent la qualité de la République où se reconnaît, si elle veut continuer ou recommencer à le faire, notre nation.
Il est possible, bien entendu, de rendre toujours plus méconnaissables l’une à l’autre, cela pour des raisons qui ne manqueront jamais, mas cela n’est dans l’intérêt de personne.
M. Fabius, dans un entretien accordé au Monde daté du 3 mai dernier, est partisan d’une «République nouvelle» .
Il esquisse cette réorganisation institutionnelle dans les termes suivants:
«Les rôles de l'Assemblée nationale et du premier ministre seront renforcés, et celui du président recentré sur l'arbitrage, le long terme et les valeurs qui fondent la cohésion de la nation. Pour assurer un Etat impartial, le président ne sera plus membre du Conseil supérieur de la magistrature, ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel ou du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il sera le garant des institutions, conservera le droit de dissolution en cas de crise, tracera l'horizon de l'action. Cette refondation démocratique s'étendra au territorial et au social, notamment aux responsabilités et à la représentativité syndicales. Avec le quinquennat, on s'est arrêté à mi-chemin. Il faut une présidence responsable, supprimer le 49-3, introduire une part de proportionnelle, donner un statut à l'opposition et en finir avec le cumul étouffant des mandats. Il faut aussi un gouvernement paritaire, un vice-premier ministre chargé des affaires européennes et une charte sur la laïcité adossée à la Constitution. Enfin, je réfléchis à un mécanisme qui permettrait à une proposition de loi soutenue par plus d'un million de Français d'être examinée par le Parlement. Cette République parlementaire, stable et transparente, sera l'un des grands enjeux du débat de 2007.»
Cette République, j’en ai peur, n’est pas «nouvelle». Elle est fondée sur le parlementarisme et ressemble dans sa philosophie à des régimes qui ont déjà existé, régimes qui se sont signalés par la paralysie institutionnelle, l’instabilité, la cacophonie.
On leur doit, certes, le Front Populaire de 1936 emblématique d’une France célébrant dans le lyrisme la force du progrès social, cela à coté d’une Allemagne éreintée, humiliée après la première guerre mondiale et se donnant à Hitler.
1936 : l’avènement des congés payés et d’une insouciance qui allait faire long feu comme en témoignent les évènements qui allaient suivre.
Ce gouvernement du Front Populaire est une référence de la gauche française qui y voit des raisons d’espérer et de se ressourcer (1). Pourtant, ce gouvernement Blum est peut-être passé à côté de quelque chose qui ne se limite pas à l’anachronisme de l’outil et de la stratégie de défense nationale auquel il conduisit mais représente la combinaison désastreuse d’une perte de vigilance gouvernementale et d’euphories sociales.
De « redoutables
passions sociales »
Il n’est pas inutile de rappeler cela.
Ce n’est pas tenir un discours d’ancien combattant. Il n’y en a pas dans cette sorte de bataille permanente.
De toute façon, je suis moins âgé que M. Fabius.
C’est être animé par le souci de m’assurer que mon pays, que je persiste à voir comme un grand pays, dispose des moyens institutionnels lui permettant d’être conduit et de se comporter comme un grand pays.
Pour autant que les conditions de discernement serein lui soient offertes, le peuple ne saurait être animé que par ce souci.
Ce n’est pas ainsi, hélas, que la nation réelle, qui émane des urnes, s’est montrée dans le « Non » au traité constitutionnel, « Non » auquel M. Fabius, sans être le seul à l’avoir été, n’est pas étranger (2).
On peut y trouver des motifs de satisfaction ou d’insatisfaction. Quelle que soit notre opinion politique, il est indice, au fond, d’une certaine défection de nos clercs.
Je ne crois pas que les enjeux, la nature des forces à l’œuvre et de leur relation collective au pouvoir personnifié, aient beaucoup changé depuis ce temps rêvé d’une lutte des classes comme explication et résolution des problèmes du monde.
Le 27 janvier 1848, Alexis de Tocqueville tient des propos, qui surprennent par leur actualité, en s’inquiétant «de passions sociales, bien plus redoutables que les passions politiques, parce qu’il ne s’agit plus seulement de renverser telle loi, tel ministère, tel gouvernement, mais de changer le monde lui-même».
Mot pour mot nous pourrions les appliquer pour décrire les mouvements anti-libéraux et anti-mondialistes qui tiennent si souvent le haut du pavé et infiltrent la manière par laquelle un certain nombre d’entre nous appréhendent le monde et le rapport de notre pays, «patrie des droits de l’homme», au monde.
Le message de la France est un double message d’unité et de dignité.
Quand elles font défaut, partout les régimes ou les idéologies criminelles, liberticides et fanatiques s’appuient, hier comme aujourd’hui, pour corroder les institutions nationales et internationales.
De la France, nous devrions attendre qu’elle porte ce message. De chacun d’entre nous, nous devrions attendre qu’il soutienne l’esprit de concorde, au moins sa condition fondamentale, qui permet à notre pays d’être encore cette voix.
« Prenons-nous
tels que nous sommes »
Cela suppose que nous en finissions avec le désir ininterrompu de Révolution auquel le projet de nouvelle République de M. Fabius, tout policé qu’il paraisse être, apporte son eau.
Son projet constitue une déstructuration de la République imaginée en 1946 par le général de Gaulle afin d’éviter que les impérities gouvernementales qui ont causé tant de tort à notre pays ne se reproduisent.
Il tient la fonction présidentielle à «l’horizon», alors que De Gaulle, dans une autre tradition, y voulut assurer de la profondeur pour le peuple et de la hauteur pour la République, hauteur nécessaire à l’ouverture du plus grand horizon.
Je découvre aujourd’hui, emprunté ce jour à la médiathèque de ma ville, le discours de De Gaulle de Bayeux, le 16 juin 1946 :
«Des Grecs, jadis, demandaient au sage Solon : « Quelle est la meilleure constitution ? ».
Il répondait :
« Dîtes-moi, d’abord, pour quel peuple et à quelle époque ?».
Aujourd’hui, poursuit le Général, c’est du peuple français et des peuples de l’Union française qu’il s’agit, et à une époque bien plus dure et dangereuse ! Prenons-nous tels que nous sommes. Prenons le siècle tel qu’il est.(…) Toute notre histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un Etat fort».
Que dire d’un homme qui avertit si bien un peuple tout entier sinon qu’il le rend deux fois tel qu’il est?
Afin de nous éviter les phénomènes qu’il vit à l’oeuvre, l’homme du 18-Juin conçoit la République de telle sorte que s’y établissent des équilibres entre chambres, avec prédominance du parlement sur le sénat, des navettes, des arbitrages, tout en consacrant, surtout, dans la fonction présidentielle le lieu, in fine, de l’autorité et de la conscience régalienne.
M. Fabius représente un courant de la gauche lorsqu’il veut faire chuter la fonction de son piédestal et la réduire à la représentation, à des fonctions inaugurales, à l’arbitrage, tout en promouvant un «gouvernement paritaire», «un vice-premier ministre chargé des affaires européennes et une charte sur la laïcité adossée à la Constitution».
Il veut mettre fin à l’irresponsabilité du Président en le rendant responsable devant le Parlement.
Puisqu’il entend faire évoluer l’Etat vers un «Etat impartial», il postule, ce qui mérite d’être étayé, ce qui est soutenu par Le Monde (3), qu’actuellement l’Etat serait partial.
Pour le réaliser, il prône de déposséder le Président de la République des prérogatives en matière de nominations et en le privant de la présidence du Conseil National de la Magistrature.
Beaucoup de personnes trouvent probablement anormal que le premier personnage de l’Etat n’ait de compte à rendre, politiquement, qu’à lui-même.
Le raisonnement tient en effet jusqu’à un certain point que chacun est livre d’atteindre ou pas. Il chute en effet au moment où l’on est amené à considérer que ce lui-même, dans l’esprit, dans les attributs, dans la symbolique, et dans les faits, ce lui-même est fait directement de nous-mêmes, de la part permanente de nous-mêmes sensée échapper aux dissipations qui pourraient nous soustraire à nos obligations ou à notre dignité.
Accepterons-nous de le démanteler ce lien?
Nous en avons, nous en avons toujours eu, le loisir.
L’irresponsabilité politique du président est le seul moyen d’assurer la liberté du chef de l’Etat et donc d’assurer la nôtre.
Car en organisant, via son élection au suffrage universel, le lien privilégié entre la nation et celui qui la préside, elle consacre, intuitu personae, c'est-à-dire par la personne que nous investissons pour voir dedans, une légitimité qui émane directement du peuple.
Je suis désolé d’avoir à le rappeler.
Mais j‘en entends si peu le faire, parmi ceux dont j’attendais, au cours des dernières années, qu’ils le fissent mieux que je ne saurais le faire, que je me suis mis en devoir de le faire.
Cela n’aurait jamais dû m’incomber, mais c’est peut-être la raison pour laquelle, plus qu’un autre, je devais le faire.
Aussi, cela ne valant que ce que c’est, au plus fort de la tempête qu’il essuya en 2001-2002, j’ai écrit au chef de l’Etat pour lui dire, simplement, que je ne laisserais pas s’instaurer cela et par cela j’entendais, sans le formuler aussi clairement que je crois le faire aujourd’hui, ce que je viens d’énoncer.
Ainsi, je me suis maintenu.
Je tombe ces jours-ci sur Lamartine.
Non le poète mais l’élu de la Nation.
Je lis son adresse au citoyen.
A un seul et comme à tous.
«La démocratie a dit à tout Français en âge de raison, en condition d’intelligence et de moralité appréciables : tu participeras au droit, à l’exercice du droit social, non parce que tu possèdes mais parce que tu es. Je ne te demande aucun cens matériel ; je te fais citoyen et électeur parce que Dieu t’a fait homme. Ton signe de souveraineté, c’est ton âme ; ce n’est pas ton champ, ton mur ou ton centime ; et ce signe, il est inaliénable comme ton nom d’homme égal à moi» .
En la lisant, je lis presque, en convexe, ce qu’il dit de la fonction présidentielle dont il fut farouche partisan et j’apprécie que ce qui est contenu dans la dimension de sauvegarde qui est assignée au Président de la République, ce n’est rien d’autre que «nous» débutant au premier citoyen, celui dont la condition est d’endurer et de poursuivre la tache.
Ceux là sont toujours les plus nombreux.
Nul ne mérite
une République des carences
La République n’a qu’à faire entendre cela pour être suivie par une large majorité de ses citoyens. Ils y sont prêts.
Tout ce que le peuple lui demande, a fortiori ce peuple des banlieues décousues, c’est une attestation de ce type.
Cela est préférable aux saupoudrages permanents, sur des associations ou des structures qui parfois plaident pour des tiers pour légitimer ou renforcer leur propre rôle, dissimulant parfois derrière le sacerdoce social l’ancrage de leur influence idéologique.
Je remarque que le Hamas, en Palestine, n’a pas suivi une autre stratégie pour asseoir son pouvoir sur des zones laissées en jachères, il est vrai, par une autorité exsangue.
Au milieu des manifestations ou des crises, je suis toujours étonné de voir autant de keffieh à damier autour du cou de tant de jeunes gens qui n’ont pas grand-chose à voir avec cette affaire. Je n’entends pas qu’on leur laisse la marge de manœuvre, ni à ces jeunes ni aux réseaux de pensée qui les inspirent et les exaltent, leur permettant d’entretenir de telles confusions territoriales.
Les jeunes des banlieues méritent, autant que les autres, la liberté d’être compris dans la République. Ils méritent de l’être plus comme Lamartine entendait qu’ils le soient que comme Bourdieu, puisqu’il a laissé une vraie prégnance, nous enjoindrait de le faire.
Elle n’a pas à laisser qu’on leur promette, derrière quelques façades, de la sociologie et de l’idéologie par procurations nourrissant des utopies suspectes.
La seule chose qu’elle a à leur promettre, et qu’elle doit tenir dans la mesure de ses facultés, de ceux et celles qui s’y associent, mais aussi de la faculté de ceux qu’elle sert, c’est la pleine et entière possession d’eux-mêmes, principale condition de leur réalisation personnelle et sociale.
Rendre la jeunesse à elle-même, à son énergie, à sa dignité, ce n’est pas la tenir comme on l’a tenue lors des manifestations anti-cpe, ou, dans de moindres mesures, dans des mouvements plus impliqués idéologiquement.
Ceux qui se comportent tels des «voyous» sont assez lucides et intelligents pour comprendre qu’ils le sont et attendre qu’on le leur dise.
Ils feront ce qu’ils entendent faire. C’est leur liberté et comme toutes les libertés, elle entraîne des conséquences pour soi et pour les autres.
Si on s’interdit, pourtant, de leur dire – au prétexte d’être taxés de «stigmatisation» - ce qu’ils savent être compte tenu de leur comportement, alors ils sont en droit de se demander dans quelle République ils sont et d’en conclure qu’elle est celle des carences.
Ils ne méritent pas celle-là.
A qui donc d’autre qu’eux, puisque ce sont eux qui veulent se montrer les plus désemparés, la République est-elle en devoir de demander un effort surhumain ?
Un effort surhumain dont ils diront, une fois qu’ils l’auront accompli, qu’il ne l’était pas.
Convenons que cette exhortation-là est préférable à la la demande du Parti communiste, relayée par L'Humanité qui fut naguère fondée par Jaurès, qui consiste presque à octroyer un statut de réfugié politique aux auteurs de violences interpelés aux cours des manifestations anti-cpe.
Je le dis à ce stade : la gauche prospère sur les idées fausses qu’elle se fait du pouvoir, de la société et de la souveraineté nationale. Et dans ce penchant qui est devenu le sien, elle ne se trouve qu’en exaltant d’étranges révoltes, d’improbables émancipations, contribuant ainsi à l’essor du communautarisme, fragmentant la République au risque de broyer des existences, elle les envoie s’écraser contre le réel, ce pour moudre le grain qui lui sert à s’alimenter.
Un problème existentiel
avec la République
Elle a un problème existentiel avec la République telle qu’elle est installée depuis 1958. C‘est un problème à régler pour retrouver le sens et la valeur même du pacte social et ne pas le laisser en pâture aux plus nocives des équivoques, celles qui, institutionnalisant le conflit social, institue et banalise la violence sociale, communautariste et corporatiste.
Cette surenchère démonstrative défigure notre pays et, je le crains, l’affecte en profondeur, c'est-à-dire jusqu’à nos enfants.
Cette démocratie des minorités agissantes comme des plus vastes mouvements sociaux, brandie non comme problème, mais comme solution, selon une formule souvent utilisée, lors de conflits sociaux, à l’Assemblée nationale par le Premier secrétaire du PS pour interpeller le gouvernement, est une tromperie.
Pour ces raisons, il me semble, point d’accord avec M. Fabius, que l’on rejoint un débat essentiel qui n’a jamais quitté la nation depuis se proclamation en 1793 et qu’il est temps de l’épuiser comme, après la Restauration, ceux qui nous ont précédé dans cette histoire, ont pris sur eux d’établir «forme définitive» la République «comme gouvernement de la France».
Il ne faut pas l’éluder même si, il me semble, les autres candidats potentiels ne s’empressent guère d’ouvrir et de revendiquer ce débat.
Ils ont beaucoup à y perdre et le sentent probablement.
Pourtant, le peuple mérite de savoir ce que l’on fait de ces ferments envahissants. Si nous devons les garder, il faut laisser leur nature porter jusqu’à l’éclosion du système qu’ils sous-tendent.
Dans le cas contraire, s’ils ne sont pas entendus comme utiles à notre démocratie, il convient d’en finir avec la Révolution sporadique et de cesser de continuer à vivre avec tout en faisant semblant de ne pas la reconnaître dans les interstices d’où elle suinte.
Puisque les institutions sont clairement remises en causes par un ancien Premier ministre de la France, probable candidat à l’élection présidentielle, puisqu’elles sont tenues par une partie influente de l’intelligentsia comme responsables de nos maux, et qu’elles taraudent depuis plusieurs années la gauche, le temps vient de fixer à nouveau les conditions constitutionnelles par lesquelles notre nation entend être le mieux sauvegardée.
En tranchant ce vieux débat qui empoisonne notre vie politique depuis 1958, nous aurons accompli, délibérément, un acte de clarification collective de grande valeur et nous pourrons peut-être commencer à vivre, pleinement, pacifiquement, en République.
Si elle devait avoir lieu, une telle avancée produira des effets sur l’efficacité de notre Etat, la légitimité de nos gouvernements à produire les politiques qui leur semblent nécessaires et sans doute sur la manière dont nous sommes vus par d’autres peuples et qui n’est guère, aujourd’hui, à notre avantage.
Dans le cas contraire, nous continuerons à épuiser, tous ensemble, des énergies qu’il serait profitable à tous de déployer mieux et ailleurs.
….
(1) Le nouvel observateur y consacre cette semaine - 6 mai 2006 - sa Une.
(2)Dans les deux cas, il est intéressant de remarquer que la situation d’origine était caractérisée par un état d’esprit favorable à la Constitution et même à l’ouverture des négociations en vue de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.
Aux termes du débat qui fut celui auquel chacun a assisté, la démocratie a produit deux mouvements de rejet et de défiance.
La position de l’ancien Premier ministre, M. Fabius, et la scission au sein du PS a probablement pesé, au-delà du clivage interne à la gauche, dans le résultat du référendum.
Quant à l’UMP, paradoxalement, elle s’est opposée, dès l’automne 2005, au chef de l’Etat, sur le projet de négociations avec la Turquie, contribuant, ce qui n’était pas forcément pertinent quant il ne s’agissait que d’ouvrir une phase de négociations, au rejet du traité.
Ces épisodes de marquage ont eu un impact très important sur la crédibilité de notre nation et rendront vraisemblablement leur vérité ultérieurement.
(3)Dans le monde paru le 6 mai 2006, dans une chronique intitulée «Clearstream, symptôme institutionnel» , M. Patrick Jarreau écrit : «Chacun voit bien que quelque chose ne va plus dans le système instauré il y a presque 50 ans par Charles De Gaulle. Au parti socialiste, Laurent Fabius, qui n’en faisait pas une priorité jusqu’à présent, propose maintenant des changements qui selon lui devraient être soumis à référendum dans les 6 mois suivants.(…)
Conclusion : cette affaire, comme les précédentes, comme toutes les affaires, contribue à discréditer la politique ou plus exactement la démocratie, en renforçant le soupçon qu’elle ne serait qu’un jeu de dupes.
A cette vision d’ancien régime, pessimiste et, au fond réactionnaire, s’oppose l’optimisme démocratique.
Celui-ci repose sur la souveraineté populaire, principe d’où il découle que la répartition du pouvoir ne résulte pas des lois de la nature mais des décisions prises ensemble par les citoyens.
Autrement dit les abus de pouvoir peuvent se corriger par le changement des institutions…».
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