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31.08.2006

Le PS a toujours cinq ans de retard

L'université d'été du parti socialiste à La Rochelle a permis de voir où se trouve un des atavisme du ps. La plupart des commentateurs ont retenu diverses choses qui vont des larmes de Jospin au chignon de Ségolène. J'ai personnellement été frappé par l'aveu de l'ancien Premier ministre concernant la réforme des retraites laissée volontairement de côté malgré l'accumulation des expertises qui auraient dû conduire le gouvernement de la défunte et lubique gauche plurielle à assumer une réforme nécessaire - et nécessairement impopulaire - dans ce domaine.
Qu'a dit Lionel Jospin?
He bien qu'il n'a pas engagé cette réforme pour complaire au parti socialiste qui, à quelques mois des présidentielles, ne voulait pas courir un risque électoral.
C'est un aveu considérable. Celui d'une stratégie politicienne, de considérations électoralistes, d'alchimies partisanes, prenant le pas sur l'intérêt de la nation.
Pour ma part, s'il y a une raison à la disqualification du ps au second tour de la présidentielle, elle est là. Le reste, ce sont des arguties.
Un parti de gouvernement a des obligations spécifiques.
La seconde observation tient au méa culpa sur la question de l'insécurité. Il faut attendre cinq ans pour voir ceux qui niaient l'insécurité ressentie et observée dans le pays faire aujourd'hui leur agiornamento sur ce sujet et dire, d'une certaine manière, leur maturité.
Mais gouverner, c'est prévoir. Ce n'est pas admettre rétrospectivement, contraint par la réalité, ses erreurs, son angélisme, sa naïveté.
Car aujourd'hui, la question de l'insécurité n'est pas au centre des enjeux. Par contre, je crains que les questions liées à l'immigration clandestine, à l'impôt, à l'emploi, à la baisse du nombre de fonctionnaires et au redéploiement de certains d'entre eux, sont les sujets d'aujourd'hui sur lesquels la gauche a cinq ans de retard.
On peut reprocher beaucoup de choses à l'ump et au gouvernement actuel. Certainement pas celui de se cacher derrière des illusions et d'éluder ses responsabilités qui ne sont jamais que les nôtres, individuellement et collectivement.