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08.10.2006
codevi
Je le relate pour sa dimension purement anecdotique.
Cet été, alors que l'actualité témoignait de l'inquiétude de nos concitoyens quant à la flambée de prix du pétrole et du gaz, je m'avisais de la situation anormale qui sanctionne les revenus les plus modestes, ayant toutes les difficultés lors de l'acquisition d'un appartement ou lors de la construction de leur résidence d'opter, avec un budget ric-rac, pour les technologies leur permettant des économies ultérieures d'énergie, car elles sont plus onéreuses.
J'observais que c'était le cas également pour l'ensemble des équipements lourds de l'électroménager ou du chauffage dont le prix est inversement proportionnel aux économies de consommation d'énergie qu'ils procureront.
J'ai abordé la problématique sous l'angle du prêteur qui finance ces acquisitions en me demandant comment, pour un prêt d'un montant x, correspondant aux moyens en ressource de l'emprunteur, mettre en oeuvre un mécanisme spécifique lui permettant de bénéficier, au dessus du plafond auquel il a normalement droit, d'une tranche de prêt supplémentaire amortie par les économies que les technologies évoquées plus haut lui permettrait de réaliser.
C'est marrant, comme problème à résoudre, car on en mesure les diverses dimensions tout en étant dans la difficulté de les faire coïncider dans un échéancier de remboursement.
Alors, j'ai rédigé une note sur ce problème en signalant l'intérêt que revêtrait pour de nombreux foyers le fait de pouvoir accéder à ces technologies et je l'ai déposé sur le site du Premier ministre.
Alors, il y a quelques jours, le Premier ministre, flanqué de son ministre de l'économie, a annoncé des mesures concernant le CODEVI dont le plafond a été relevé de 4000 à 6000 € et dont la vocation est élargie au financement des opérations liées aux investissements des particuliers dans le domaine de l'économie d'énergie. Même si je suis concentré sur des tas d'autres choses, cette information a un écho sur moi et m'a rappelé comment il y a quelques semaines je m'étais interrogé sur ce problème.
Je ne sais pas si mon mail a été lu – il n'apportait aucune solution et je regrette d'une certaine manière de ne pas avoir pensé à ces comptes ouvrant droit à des taux 0 - et j'ignore, même dans ce cas, s'il a servi à quelque chose.
Il n'y aurait, je m'empresse de le préciser, aucune vanité à en tirer, juste le sentiment d'être constructif et vigilant au service de son pays.
Mais, dans cette France d'aujourd'hui, j'ai eu cette conduite et une telle sensibilité n'est pas une tare.
Voilà.
14:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


