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17.01.2007
Vérités essentielles
D'abord quelques mots sur l'investiture de Nicolas Sarkozy, survenue ce dimanche 14 janvier 2007. Il en ressort que l'intéressé a d'évidence accompli sa mue. Nicolas Sarkozy a acquis une dimension qu'il n'avait pas jusque là. Le discours qu'il a prononcé témoigne de cette transformation sans laquelle le candidat à la fonction suprême pourrait sembler emprunté ou flotter dans un habit trop grand.
Il a dit ce qui a changé en lui, pourquoi quelque chose a changé en lui.
Il a dit ce qu'est la démocratie et ce que porte la République.
Aors je fais l'aveu que lorsqu'il a entamé son credo sur les raisons pour lesquelles on fait de la politique affirmant notamment qu'on ne fait pas de politique si on accepte des gens dans la rue, il a fini par m'arracher un amical « Enfoiré, va ».
Il a emporté aussi mon suffrage ce qui n'était pas évident car j'ai défendu autant que j'ai pu Jacques Chirac. Je pense que le peuple français n'a pas été juste avec lui, ce dès 1996 et qu'il y a eu, au cours de cette période, une sorte d'orage magnétique, auquel ont contribué, au delà de ce que doit être leur rôle, les oppositions, qui a déboussolé la France.
L'histoire dira plus tard.
Pour aujourd'hui, quelques évidence ressortent:
Sarkozy a de la trempe.
Il sait qui il est.
Il sait aussi et intègre, au delà de son camp, qui nous sommes.
Ce que l'on fait dans l'histoire tient dans des vérités essentielles qui ne vont jamais bien au delà de cela.
Ce qui fait la différence avec une démocratie superfétatoire.
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Est ce que cela va se produire dans les semaines qui viennent? Ou dans les cinq ans à venir? Ou plus tard? Je ne sais pas.
Par contre, le moment viendra où la France devra dire à l'Iran des Mollahs, à l'Islam d'Al-Qaida, au Venézuela de Chavez, au cartel des non-alignés connus ou pas, qu'elle ne laissera pas l'Amérique s'épuiser seule dans un combat pour des valeurs qui représentent un enjeu de sécurité vital à l'échelle du monde sans alerter et mettre la communauté des nations devant sa responsabilité.
Il faut se réjouir que la Somalie ait retrouvé sa souveraineté ou tout au moins, débarrassée des potentats islamiques, une chance de la recouvrer, aspirer que le Liban otage recouvre la sienne, prier pour que l'Irak se resaisisse et dissuader par conséquent les forces à l'oeuvre dans ces divers lieux de la planète de se retirer.
Mais ce principe, s'il vaut pour le faible menacé, il vaut aussi pour le puissant qui ne doit pas être abandonné aux actions de déstabilisation idéologiques, militaires, menées contre lui.
Il n'y a aucun calcul à faire avec l'affaiblissement de l'Amérique. Ni en Europe ni ailleurs.
Il faudra avoir le courage de dire cette vérité essentielle dans le lieu approprié, c'est-à-dire, selon moi, au conseil de sécurité de l'ONU. Ce qui s'exprimera alors représentera la même voix que celle exprimée en 2003 en vertu de la même exigence française.
14:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


