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26.01.2007

Poétique du patriotisme

22/01/2007
Courrier adressé une section de l'UMP:


Je me permets de présenter devant vous une requête consistant à me permettre, au sein de votre permanence si vous disposiez d'une connection internet, de mettre en ligne mes deux dernières contributions au blog que je soutiens à l'adresse suivante:
http://france.midiblogs.com/
C'est une demande tout à fait exceptionnelle. Je suis embarrassé de devoir la faire. En fait, j'avais prévu de le faire sur le compte internet que je possède dans un cybercafé, mais mon crédit, auquel il ne restait que 3 minutes que je croyais suffisantes, s'est épuisé avant que je puisse valider l'enregistrement. Je vous assure que, si vous acceptez de me rendre ce service, la mise en ligne ne prendra que quelques minutes, au terme desquelles je libèrerai votre poste.
Cela aura pour avantage, aussi, de nous avoir permis de faire connaissance.
Je ne savais pas vers qui me tourner pour me permettre de publier mes deux dernières interventions quand j'ai pensé, compte tenu de ce que j'exprime, que je pouvais m'adresser à vous comme à une sorte de famille.
Je tiens à ce que j'écris et je tiens à dire ce que j'ai à dire en tâchant de le faire le mieux possible. C'est ce que je cultive depuis un certain nombre d'années déjà.
Je ne puis me présenter comme un militant de votre mouvement. Si je devais me qualifier, je me qualifierai plutôt comme un artisan tenace du renouveau de mon pays et de ce point de vue, je me sens tout à fait proche de la famille politique UMP et de son candidat, Nicolas Sarkozy que je soutiens librement et selon les termes qui sont les miens.
Sur mon blog, un des vos militant, récemment, m'a félicité du post sur le discours d'investiture et s'est dit heureux de voir que je le rejoignais. (Ndr: je me suis abstenu de lui répondre) Après avoir entendu le discours de M. Sarkozy à la Porte de Versailles, je pense, toute immodestie mise à part, qu'il a rejoint le voeu que je porte pour mon pays.
En 2002, pour servir par mon écriture la candidature de M. Chirac, et servir mes compatriotes, j'avais écrit, comme une mise en garde, ceci. Les tentations françaises étant demeurées ce qu'elles sont, cela reste profondément d'actualité.
«

le 20 janvier 2002: Je diffuse le message suivant:

Le mérite d'un peuple est faible lorsqu'il n'embrasse pas les défis que lui présente son propre avenir
au motif que l'illusion des acquis présents le dispenserait de son devoir à l'égard des besoins de sa propre histoire.
C'est pourtant d'elle que nous venons, et non pas d'un processus linéaire.
Ce ne sont que les ruptures qui dégagent et ouvrent les voies nouvelles.
En général, elles sont précédées par des périodes de lente décadence.
Il est utile de revenir de plain pied dans notre histoire pour permettre à nos enfants,
à ceux qui nous suivent, de pouvoir dire d'elle qu'elle est ce fruit magnifique
qui va de naissance en renaissance.
On en revient toujours à ce fléau qui court : les idées arrêtées.

Il y a des époques dont on pressent qu'elles vont avoir beaucoup de choses à dire, de secrets à livrer. C'est inscrit dans les besoins cycliques de l'humanité. C'est comme s'il y avait une activité dans l'inconscient du monde. Comme si l'inquiétude sourde, la décadence morale, la fatigue, déclenchaient leur propres signaux pour réveiller un nouvel élan, une regénération lesquels viennent s'imposer dans les sciences de l'esprit, par la percée de la nouveauté, par le ravivement de la culture, au sens le plus large du terme, par un renversement de la vision du monde.
Ne sommes nous pas entrés en décadence?
L'homme meurt sous les étoiles. Les dieux paraissent dormir. Le citoyen consomme ses droits sans considération des devoirs par lesquels il doit les nourrir.
Tout s'épuise lentement.

Nous entrons dans cette époque. Nous entrons en Renaissance. On avait prophétisé sa fin, mais l'histoire recommence. Qui peut s'en plaindre? Préparons-nous, au contraire, du mieux que nous pouvons, à la nourrir, à construire les conditions qui permettront au plus grand nombre, à tous, dans la société à donner et à jouir de ce qu'il apporte au monde.
On a beaucoup à faire pour le rendre humain. Beaucoup à faire pour le rendre prospère à tous. Beaucoup à faire pour le rendre sûr, et pour le rendre sûr, beaucoup à réussir pour le rendre juste.
Cela représente une tâche immense.
»


Cela, par d'autres mots, par d'autres références, je l'ai entendu dans la bouche de M. Sarkozy.
Je pense donc qu'il a l'étoffe pour diriger ce pays, maintenir et valoriser sa place dans le monde, et qu'il trouvera sa mesure, peut-être même celle qu'il ne se soupçonne pas lui-même, s'il est élu, dans le cadre des institutions actuelles. Je crois qu'il étonnera, y compris dans son propre camp. Je partage son aspiration à reféconder la République. C'est un projet enthousiasmant. Le seul auquel je donne, sans les compter, mes forces.
Je forme le voeu pour le mouvement auquel vous appartenez, mouvement dont j'ai suivi l'évolution et la mutation, qu'il saura se rassembler, ce qu'il a manqué de faire avec l'actuel président de la République, autour de Nicolas Sarkozy, s'il est élu, quand il devra assumer les choix qu'il devra assumer, au dessus des partis, même alors que ses membres pourront ne pas comprendra autant qu'il le faut.
Ces quelques mots pour vous donner une idée de l'importance que représente à mes yeux, même si beaucoup peuvent à loisir considérer que c'est puéril, la liberté de pouvoir livrer le meilleur de moi-même à mon pays: ce que je pense de lui, ce que j'espère pour lui. Cette expression est ma seule richesse et elle m'est infiniment précieuse, même si elle n'a valeur que pour moi.
Je serai là, autant que je le peux et où je le peux, pour supporter le mouvement que nous espérons tous.
Peut-être croisez-vous parfois ma silhouette dans les rues de cette ville que j'arpente parfois.
Je porte sur mes épaules, parce qu'il m'est tombé dessus un jour, le poids de ce voeu. Il est lourd, encombrant. C'est un vrai fardeau qui oblige à saisir ou à essayer de saisir au delà de ce que vous pensiez être votre limite, avec les doutes, les peines, la solitude, qui peuvent alors vous étreindre et vous affecter.
C'est pourtant un de ceux qui permettent en toutes circonstances de marcher droit. L'amour de son pays, c'est bien le seul poids dont la contrainte a pour effet imprévisible est de se sentir, quelque fois, plus léger que si on ne l'avait pas sur soi.
J'ai eu, bien que les apparences pourraient aux yeux de beaucoup l'infirmer, cette chance dans ma vie.
Ne connaissant pas les heures d'ouverture de votre permanence, et n'ayant, pour cause, aucune coordonnée à vous présenter vous permettant de me joindre, je me présenterai mardi à 15h à cette permanence.
Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire en l'assurance de mes meilleurs sentiments.
Je ne puis cependant terminer cette lettre sans rendre hommage, comprendra qui pourra, au président de la République, Monsieur Jacques Chirac à qui j'ai tant écrit de choses dont j'espère que certaines pouvaient mériter son attention alors que d'autres, j'en fais l'aveu, ne la méritaient pas mais dont j'ai l'inexplicable mais intime conviction, qui se suffit à elle-même, qu'il a cru en moi.
Aux jours les plus sombres et le plus froids de mon cheminement, cela fut un viatique essentiel.