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04.02.2007
Voeu pieu
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Une chronique publiée dans Libération de Daniel SCHNEIDERMANN , en janvier 2005, avait attiré mon attention.
Il signalait comment, quelques jours avant la chute du mur de Berlin, l'ancien maître de la RDA avait lui-même annoncé au cours d'une conférence de presse la chute du mur sans que les journalistes présents aient, au moment où ces propos furent tenus, mesuré la révolution que cela représentait, s'en tenant à une routine des faits.
Il est toujours aussi difficile de savoir où et quand tombent précisément les Murs de Berlin?
Etait-il à Bagdad, lorsque, en 2003, le régime de Saddam Hussein s'est effondré et que ses statues furent déboulonnées?
Cela serait surprenant?
Est-il ailleurs sous la forme à naître d'un mur qui serait lui-même à faire tomber?
Je n'en suis pas sûr?
Chaque mur est neutre en lui-même.
Ne doit être pris en considération que la cause à l'origine du mur.
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Il est vrai que dans le contexte de l'élection présidentielle, ces considérations peuvent souffrir de la comparaison.
Il y a pourtant le succès mémorable, en terme de cohésion intergouvernementale et de promesse de prêt, de la Conférence Paris III dédiée au Liban;
l'implication nette de l'Arabie Saoudite dans les différends moyens-orientaux,
en filigrane l'apparition du Premier ministre du Hamas en habit traditionnel d'Arabie et couvert de la coiffe traditionnelle des Séoud (j'en ignore le nom),
il y a l'organisation de la rencontre des deux protagonistes de la montée de la violence intra-palestinienne, mardi à La Mecque,
Il y a la conférence du GIEC sur le climat, organisée à Paris, mais dont le retentissement est planétaire, les Etats-Unis ayant souscrit à la nécessité de réduire la production de CO2 et l'ONU ayant, par l'intermédiaire de son secrétaire général, exprimé sa disponibilité structurelle et morale.
Le président de la République a eu raison de parler de « révolution » et « de seuil de temps nouveaux ».
Il est dans le vrai du potentiel des « avènements ».
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Chaque certitude ne vaut que pour un jour. Elle est donc à renouveler le lendemain.
Mais il se passe, enfin, des choses importantes dans le monde en cette année 2007.
Trois faits récents supplémentaires retiennent mon attention:
L'un s'inscrit dans le jeu des grandes puissances visant à neutraliser le risque de prolifération nucléaire militaire.
Dans le bandeau défilant d'un chaîne d'info continu, une information brute. De mémoire, donc imparfaitement: La Russie a déclaré comme «étant contraire à son intérêt vital» le développement d'une Corée du Nord disposant d'un arsenal nucléaire.
J'y entends un message on ne peut plus explicite.
La Chine a dû l'entendre.
Elle a un rôle direct à jouer auprès de ce régime obscur et encombrant.
Kim Jong-il aussi. A moins qu'il n'ait sombré de manière irrémédiable dans l'ab-sourdité.
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Le second, aussi subreptice, tient à l'annonce faite par le Pakistan d'assurer l'imperméabilité de ses frontières aux Talibans.
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Anthropologie: Par ici, dans des circonstances orageuses, on attribue à la « limonade » de pouvoir être méchante. Cela ne peut manquer de paraître « fort de café »
)
Le troisième, enfin, est relatif au déplacement de Monsieur Dominique de Villepin à Sofia.
Nous ne sommes pas, certes, dans le même ordre d'importance.
Nous sommes dans le même ordre de cohérence.
Le Premier Ministre a dit au nouveau entrant la détermination de l'Europe pour permettre une libération des infirmières bulgares condamnées à la peine capitale par la justice libyenne dans un procès dont l'iniquité est dénoncée par la majorité des observateurs neutres.
Le fils du guide de la Jamahiriya a laissé entendre, il y a quelques jours, que l'évolution du sort des condamnés pourrait être « soldé » par des réparations du préjudice subi par les victimes, et la libération de quelques uns de ses propres ressortissants.
Il est difficile de ne pas mettre en parallèle ce procès avec la condamnation de la Libye à verser des dommages et intérêts aux victimes pour la responsabilité qui a été la sienne dans l'essor du terrorisme et ses crimes (Ténéré, Lockerbie).
L'application de cette condamnation semblait marquer un retour progressif aux conditions d'une normalisation avec cet puissance.
Je suis convaincu que l'instruction et le procès relatif à chacun de ces attentats monstrueux, en France comme en Grande-Bretagne, n'ont pas été des simulacres.
Une justice simulacre signe un Etat simulacre.
Tout se retiendra dans ce nouveau temps.
Et chacun répondra.
La force d'un « voeu-pieu », planté en quelque endroit, est d'entraîner tout autour de lui.
En cela il est pieu. En cela il est voeu,
comme il s'enfonce,
Là où il est attendu qu'il le fasse.
A l'égal de sa forme, en apparence mouvementée, dans le Shaolin et l'Aïkido.
Acte 0: Entre le 11 septembre 2001 et son lendemain, je situe un homme qui au milieu des décombres fumants du World Trade Center, sauf au bombardement cognitif causé, assura planter au milieu du chaos ce qu'il soutint être son impeccable certitude.
Pourquoi?
Parce que personne ne dit ce que tout le monde veut entendre.
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