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21.04.2007
L’état de mes pensées
10/04/2007
Je cesse à cet instant de réserver mes pensées à cette nation dite France qu’une culture politique déconcertante a lentement plongé dans l’hédonisme, formant un état médiatique contradictoire dont on voit de moins en moins comment il pourrait être surmonté et au profit de quoi.
Quelle langue faut-il employer pour se faire entendre de tous.
On peut penser qu’elle serait ou devrait être celle de Dieu ?
Mais quelle est-elle ?
Elle n’est pas celle des pouvoirs humains. Elle les couvre.
Elle est celle, selon moi, du futur de l’Homme, de sa permanence.
C’est de là qu’elle vient et c’est là où elle va.
Ma pensée va à ceux qui souffrent dans le déchaînement de l’œuvre historique en cours, à ceux qui sont pris dans les engrenages des violences, des démagogies ou des pauvretés.
Ceux là, avec les générations qu’ils forment, méritent plus que tous autres, notre attention et notre bienveillance.
Ma pensée, valant ce qu’elle vaut et englobant ce qu’elle englobe, va au Moyen-Orient et aux drames de ces peuples d’Irak, de Palestine et d’Israël, du Liban, d’Afghanistan, sur lequel une violence conjuguée déchaîne une absurdité qui ne procède ni ne relève ni ne peut se réclamer du Tout-Puissant.
Les terroristes et insurgés de toutes sortes, ceux qui osent encore calculer un quelconque renforcement ou maintien de leurs pouvoirs à partir des souffrances de la nation irakienne, devront relâcher leur emprise.
Ceux qui brouillent et compromettent régulièrement les efforts de paix et de conciliation par le recours au terrorisme ou par l’instrumentalisation et le procès d’intention ne participent en rien à l’édification de ce qui doit être et de ce qui sera retenu.
Rien en eux n’est compatible avec la dignité des nations qui se forment et se renouvellent.
Il y a un temps de l’intelligence à étendre au plus vite partout sur cette terre, de sorte de permettre aux nouvelles générations d’hommes et de femmes, à leurs enfants, d’éclore un nouveau rapport à la connaissance, et à en récolter les fruits.
Le principe du retrait des forces dites d’occupation formant la coalition américaine est acquis aujourd’hui. Il s’accomplira sitôt que les conditions de sécurité seront suffisantes et que la souveraineté de l’Irak sera garantie, ce que les Irakiens eux-mêmes doivent être effectivement les mieux placés pour juger et prendre en main.
L’Amérique ne doit pas perdre sur ce terrain, qu’il soit celui de l’assistance au retour de l’ordre ou celui, plus insidieux et fluctuant, de l’opinion publique qui est l’enjeu et la limite des démocraties, là où les ennemis de l’Irak veulent l’atteindre par le terrorisme et la violence.
Les régimes et les mouvements terroristes à l’œuvre dans cette région portent et multiplient les coups pour atteindre les démocraties là où ils les savent vulnérables. La toute fraîche démocratie irakienne est vulnérable quand la lassitude gagne les Américains épuisés par les pertes de leurs soldats et l’absence totale de résultats, et que cette situation devient elle-même enjeu de politique intérieure à un an des élections présidentielles américaines.
Tous nous devrions être aux côtés de l’Amérique, sans réserve car le temps des réserves est révolu. Le seul temps qui compte est celui de la renaissance et de la souveraineté de l’Irak martyrisé.
Quelles que soient les maladresses américaines en Irak, ils y oeuvrent et payent eux aussi un prix humain considérable. Leurs morts se confondent avec toutes les victimes irakiennes.
Il est consternant que des enjeux étrangers au bien et à l’unité de l’Irak s’entremêlent et croissent ici, bien loin de l’intérêt des Irakiens, pour contrarier le redressement, possible encore, de cette nation meurtrie et soumise à plusieurs délires, particulièrement celui des djihadistes, tous concordant à transformer une nation historique en "université du terrorisme".
Il ne peut commencer que par le retour de la sécurité et la reprise de l’activité économique.
Au cours de ces heures sombres, la démocratie irakienne doit dire et répéter son intransigeance et sa légitimité, la renouveler si besoin est. Elle connaît ses ennemis et les raisons qu’ils ont de brouiller l’horizon, d’accroître l’impopularité des Américains et de nourrir, par l’escalade d’un terrorisme aveugle, le sentiment qu’ils sont dans un bourbier sans issue.
Il faudrait être inconscient pour s’en réjouir.
Le retrait prématuré des Américains, qui semble souhaité de tous en 2008, bien loin de libérer le pays d’une « occupation » livrerait, s’il ne s’effectue pas dans des conditions de stabilité et de recul de la violence suffisantes, l’Irak à un autre enfer et à d’autres dépendances extérieures.
La démocratie irakienne doit pouvoir compter, par-dessus tout, sur le soutien, l’encouragement et la solidarité de l’ensemble des peuples amis.
Bien loin physiquement des Irakiens, je suis avec eux.
N'en déplaise à ceux qui prônent un Islam voué à ne pouvoir être assouvi que par le sang, le meurtre et la domination, le temps des guerres de religion est révolu. Le temps des religions, lui-même, est révolu. Seul vaut le temps de la concorde des religions autour de ce qui les fonde: la liberté et la dignité des hommes, leur échange de cultures, leur mutuel apprentissage de la richesse des uns à la richesse des autres.
Qu'il accomplisse son but dans un monde Un et Indivisible qui construit d'ores et déjà sa force et continue de déterminer, minute par minute, sa cohérence.
Ce combat est gagné d'avance.
L’Iran : quand j’imagine pour la monnaie de l’Euro qu’elle soit frappée par la devise : « Il faut croire dans le meilleur de l’Homme », l’Iran revendique sur ses billets l’image de l’atome comme signe de son émancipation et de son progrès.
Il est désormais généralement admis que le réchauffement de la température globale sur la planète atteindra dès le milieu de ce siècle un ou deux degrés et que les glaces aux pôles fondront en partie. Il s’ensuit désormais un discours quasi-apocalyptique tenu par les experts en climatologie et les écologistes.
Je m’en effraie car il porte en lui les conditions d’une pensée radicale faisant de l’Homme, de sa civilisation, l’auteur d’une sorte de péché originel responsable d’une sorte de fin du Monde anticipée.
S’il est naturel d’engager l’humanité dans une culture plus appropriée, équitable et durable de la gestion de ses ressources, il est indispensable de mettre en garde les populations et leurs gouvernants contre la crise irrationnelle que les phobies et l’obscurantisme peuvent engendrer au moment où, plus que jamais probablement, l’homme a et aura besoin de pouvoir compter sur la plénitude de son génie et de sa capacité de regénération pour faire face aux enjeux du siècle et d’un millénaire nouveaux.
Ils sont sans commune mesure avec ceux que nous avons déjà surmontés.
L’impact de l’activité humaine, s’il invite à la réflexion et à la mesure, n’est pas en tout cas un élément de culpabilisation et de diabolisation des progrès. Il doit être un facteur de solution et de responsabilisation.
Les chercheurs eux-mêmes devraient faire preuve de retenue dans l’exploitation d’une science qui n’est pas en état, loin s’en faut, de pouvoir présenter les gages de l’exactitude.
Le réchauffement de la température moyenne n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, même s’il suppose des adaptations à des bouleversements probables.
Je pense, ici, au cycle de l’eau.
En effet, l’accès à l’eau est déjà et deviendra plus encore demain - si la population mondiale augmente dans les proportions établies par les démographes - une question vitale. Dans ce cas, la disponibilité actuelle en terme de réserves en eaux potables et en eaux destinées à l’agriculture est insuffisante pour assurer les besoins.
Le réchauffement climatique et la fonte des glaces ne constituent pas nécessairement un élément désastreux si l’on considère qu’un volume d’eau considérable sera injecté dans le cycle de l’eau actuellement disponible.
Cela va à l’encontre des thèses de la plupart des prévisionnistes, mais pourquoi ne pas considérer une dynamique climatique moins pessimiste, sur un terme moyen, que celle qui est agitée actuellement à notre horizon.
Claude Allègre est peut-être trop seul à développer sa critique.
10:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


