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01.01.2008
Renaissance
Un très bon message du président de la République pour le Premier de l'an, peut-être un peu trop dense en contenu et sans respiration sur le forme, mais équilibré puisque ménageant ceux qui "voudraient des réformes plus rapides" et "ceux qui sont réticents" et ambitieux sur le fond.
Je retiens particulièrement sa détermination quant à fonder, ou faire de la France un contributeur à et effet, une politique de "civilisation".
Quand nos compatriotes, si attentifs à la hausse du prix des céréales, des biens de consommation primaires, à celui de l'énergie, feront le lien avec la diminution des terres arables, la démographie, l'ambition légitime des économies émergentes à se développer, les risques liés aux terrorismes, etc, ils comprendront que ce siècle entraîne déjà de profonds bouleversements.
Les conséquences exactes nous sont inconnues.
Pourtant, il faudra une civilisation et les esprits qui vont avec, renouvelés en quelque sorte,pour permettre de développer des solutions et se prémunir suffisamment contre les risques d'instabilités.
La plupart du temps, elles n'auront de valeur que si elles sont globales.
Elles ne seront pas de l'ordre de l'idéologie. Que vaudront, par exemple, les préventions sur les OGM dans une planète où l'autosuffisance alimentaire n'est plus assurée. Idem pour le nucléaire.
Le principe de précaution est nécessaire sa limite étant le caractère vital de certains enjeux. Ne pas le comprendre, ne pas l'accepter, est un contre-sens de civilisation.
Ceci dit, où est le Sarkozy supposé affidé à la thèse du choc des civilisations quand il évoque la civilisation comme il l'a fait hier soir, avec des accents d'invite à une Renaissance?
Comment n'y serais pas sensible moi qui ai intitulé ce blog : "En attendant la Renaissance".
Ce dont la France manque est ce dont le monde manque.
Le PS - Vincent Peillon n'a pas hésité à stigmatiser le vide et le caractère général du propos présidentiel - au lieu de jouer de l'ironie devrait être à l'unisson de ce voeu profond et y apporter du contenu et de l'intelligence. Mais il préfère la stérilité de l'antienne.
12:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


