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30.01.2008
L'esprit de réforme
Les députés de la majorité sont agacés et ont de plus en plus de mal à le cacher. Apparemment, quatre commissions vont être créées pour examiner ce qui peut être repris ou pas dans ce recueil de propositions que constitue la rapport Attali.
Ce document est gênant.
Pourtant à moins qu'ils eussent préféré que le sort et la maîtrise des réformes revinssent à l'opposition, ce sont eux qui ont désormais les cartes en main.
Alors, ils peuvent trouver toutes les excuses du monde, tergiverser, maugréer sur l'illégitimité des experts, déplorer l'impopularité de telle ou telle mesure, l'inutilité d'une autre, ce qui sera retenu, au final, c'est la manière dont ils seront saisis d'une chance de porter un grand nombre de réformes cohérentes qui, compte tenu de la personnalité du président de la commission, peuvent politiquement passer et placer une partie des socialistes devant leurs responsabilités.
Au fond, derrière le rideau des polémiques, les Français observent cela et sanctionneront cette capacité ou pas à bouger les choses.
Mais là où y a une possibilité d'élargir un consensus politique vers l'extérieur, l'UMP a choisi a choisi de s'étriquer et se déchirer intérieurement.
Je ne suis pas sûr que tous les motifs développés pour enterrer ce rapport seront retenus au final. Ce que l'on retiendra, c'est la frilosité.
C'était bien la peine, pour Sarkozy, de faire une ouverture intelligente et risquée, de confier un travail à une personnalité historiquement liée au PS et assez pétri du sens de l'Etat pour dépolitiser son oeuvre, pour voir ses propres troupes chercher tous les moyens de savonner la planche et saborder ce travail.
Décidément, De Gaulle avait raison, les partis politiques sont une calamité.
17:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réforme


