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31.01.2008

Rocard le pouvoir d'achat des enseignants

Dans "Le figaro", Michel Rocard, qui préside la commission chargée de réfléchir sur "une réforme de la condition des enseignants" évoque le pouvoir d'achat des enseignants. On ne peut pas le soupçonner de partialité.

Michel Rocard déclare: "Il faut être clair : en moyenne, le pouvoir d'achat des enseignants, notamment en milieu de carrière, ne s'est pas détérioré, d'autant que l'écart par rapport aux cadres du privé s'est resserré. En outre, ils bénéficient de la sécurité de l'emploi, ce qui est beaucoup dans un environnement menacé par le chômage ! À la fin des années 1980, j'ai été à l'origine en tant que premier ministre d'une grande revalorisation des enseignants, qui était à l'époque indispensable. Aujourd'hui, compte tenu de l'état des finances publiques, il faut trouver des solutions à budget constant. Il existe cependant un vrai problème pour les jeunes enseignants du primaire en début de carrière, qui sont très mal payés. Sur un autre plan, nous avons remarqué qu'il y a un problème de reconnaissance. Il y a un demi-siècle, les enseignants étaient des aristocrates du savoir. Aujourd'hui, ce privilège a disparu, ils se sentent relégués au rang de cadres moyens. Là, il existe un réel malaise. On peut essayer de les conforter."
Ce qui serait intéressant, c'est de recouper cette analyse avec le ressenti des concernés.
Maintenant, il est vrai qu'on peut s'exonérer de toute discipline budgétaire et aspirer au delà des capacités de l'Etat. ceci dit, ce comportement signe la négation du politique et est la marque d'un certain égocentrisme autour de sa propre condition.