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06.04.2008

Malia

C'était en 2004, au cours de l'été. Je rentrais de Narbonne-plage et la nuit était déjà fort avancée. Je devais me rendre à Gruissan où j'avais rendez-vous avec celle que je chérissais. Peu avant l'embranchement qui permet une liaison directe entre ces deux stations balnéaires, dans l'obscurité, j'ai vu une frêle silhouette sur le bord de la route faisant de l'auto-stop.
C'était une jeune fille.
Un instant, j'ai pensé poursuivre ma route car j'étais en retard pour mon propre rendez-vous.
Mais j'ai fait demi-tour, pensant que ni le temps ni les routes n'étaient vraiment sures pour un jeune fille de nos jours. Je me suis dit même, en faisant demi-tour, que cela pouvait être défavorablement perçu par cette jeune fille.
Je l'ai embarquée finalement dans mon véhicule.
Cette jeune fille parlait très bien notre langue et poursuivait, m'a-t-elle dit, des études de commerce international à Paris.
Elle avait passé quelques jours sur la côte avec quelques uns de ses compatriotes et camarades de promotion, m'avait-elle dit. Et après une journée de plage, je ne me souviens plus dans quelles conditions de quiproquo, elle les avaient perdu.
Elle avait un train à prendre à une heure précise pour regagner avec eux la capitale. Je lui ai dit qu'elle y serait à l'heure.
Entre temps, nous avons parlé de tout et de rien.
Je lui ai demandé son prénom.
Elle m'a dit Malia, ou quelque chose comme ça.
Elle a précisé que ça correspondait à Marie en Français.
Je l'ai déposé devant la gare et j'ai rejoins ensuite ma bienaimée de ce temps.
Elle m'a fait remarquer mon retard.
Je lui en ai expliqué la cause.
Un moment, Claudia a feint la jalousie.