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19.04.2008

Réitération

J'étais attablé sur la terrasse d'un café donnant sur les Allées Paul Riquet, à Béziers (France). C'était quelques jours avant le 15 août 2004. J'avais devant moi un café crème et je lisais, comme je le fais souvent, un quotidien me tenant ainsi au fait des nouvelles du monde.
Il était très tôt, l'air était calme et promettait une belle matinée.

Soudain, au gré de ma lecture, j'ai lu la déclaration d'un responsable gouvernemental de la République Islamique d'Iran mettant au défi la communauté internationale d'entraver la marche de son pays vers le Nucléaire, et lui promettant – alors que son cours voisinait alors les 54 $ - un baril à 100 $ en rétorsion.

Cette lecture - un entrefilet - a été semblable par la nature de sa percussion à ce que j'avais ressenti le 11 Septembre 2001.
Tout mon être s'est dressé (*).

Le seuil historique des 100 $ a été franchi le mercredi 2 janvier à New York et a culminé à 117 $ le vendredi 18 avril 2008.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré, ce même jour, que le prix du pétrole est trop bas à 115 dollars le baril, ajoutant qu'"il devait trouver sa juste valeur", selon le site Internet officiel iranien.
La Révolution islamique n'a pas de sang dans les veines, mais y revendique du pétrole.
Elle ne vaut donc qu'une valeur corruptible et "non renouvelable".

(*) Je ne me suis pas levé sur la terrasse! Non, je suis resté assis, j'ai continué à consommer mes croissants et mon crème, mas je me suis dressé « intérieurement ». Difficile, lors, de s'expliquer certains formes de vigilance par soi-même seul.