29.08.2008

Le fantome de la guerre froide peut peser lourd dans l'élection américaine

Il est évident que le choix du vice-président est un choix tactique dans un cas comme dans l'autre. De ce point de vue, McCain a été habile en choisissant Sarah Palin comme colistière et présente finalement un "ticket" en symétrie par rapport à son rival l'ultra-charismatique Obama, mais il ne faut pas se tromper: au delà des strass, c'est la dimension du candidat à la présidence qui sera décisive le 4 novembre.
Un des facteurs qui pourraient faire basculer l'élection tient à la situation internationale.
Cette fin 2008 est marquée en effet par le retour d'un vieux fantôme qui a monopolisé longtemps et donné, jusqu'à Gorbatchev, des cauchemars à l'Amérique.
Ce fantôme, c'est la "guerre froide". On le croyait pulvérisé par les Ghost Busters, mais il est capable d'épouvanter encore.
Bien sûr l'URSS a disparu. Mais il y a une Russie qui montre ses muscles, fait des essais balistiques au moment où l'Europe parlait de mesures de rétorsion, et défie l'Europe, l'Amérique, et l'Otan dans un Caucase stratégique.
Cela ne semble pas, hélas, relever d'un phénomène éphémère.
Si les tensions actuelles ne retombent pas - et a-fortiori si elles croissent - je ne serais pas autrement surpris que le candidat républicain qui peut se prévaloir d'une expérience et d'une familiarité avec ces enjeux, bénéficie finalement d'un avantage: celui d'incarner, par la solidité qui lui est prêtée, une certaine sécurité.
Ceci objectivement, sans préjuger de la pointure de Barak Obama. Et, sauf à penser que, dans cette élection, l'Amérique se replie sur elle-même, j'ai bien peur que cette réalité sécuritaire pèse dans la balance.

24.08.2008

Le flambeau d'un nouveau Olympisme

Plus de 60 % de Français ont donné raison au président de la République de s'être rendu, en tant que chef d'Etat de la France et président de l'Union Européenne, à l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Ceux-ci viennent de s'achever de manière spectaculaire et fastueuse. La Chine a gagné son pari, par le brio de son organisation, la démonstration de sa capacité technologique, de son hospitalité et de son ouverture, sans oublier la performance de ses sportifs qui ont fourni à l'Empire du Milieu le premier rang des médaillés d'or, un authentique exploit de transmutation olympique.
Une ère nouvelle s'ouvre pour la Chine et l'Asie.
Mais plus que la Chine, c'est le Comité I'Olympique International qui a gagné, dans un contexte qui était loin de lui être favorable, pour l'avenir des JO un statut planétaire, qui va au delà du politique et de ses conjonctures.
Il était attendu au tournant, au moins autant que la Chine et il a passé cette épreuve, sans avoir sacrifié son âme ou l'esprit olympique.
L'actualité s'incline donc devant l'histoire.
La cérémonie de clôture, pleine de symboles, scintillante et pyrotechnique, s'est achevée.
Les records sont tombés tandis que de nouveaux champions planétaires se sont levés. Des limites reculent toujours dans l'Humanité qu'elle coure, qu'elle nage, qu'elle saute, qu'elle pédale, qu'elle lutte, etc, et cela, tout cela, procure une immense joie.
Elle n'a pas d'équavalent car elle est, désormais, pleinement inscrite dans la dimension, dans la réalité de notre monde : universelle.
Que reste-t-il, désormais, des manifestations contre le passage de la flamme sinon que les jeux viennent de renaître une nouvelle fois, au delà du rêve de De Coubertin, pour prendre la mesure de la mondialisation, dont ils sont et demeureront comme un témoin lumineux, marquant le cap d'une immense espérance de paix, de prospérité et de fraternité.
Quelque chose de notre pays est là. Aurions-nous pu le boycotter?
Le metteur en scène des cérémonies, le réalisateur Zhang Yimou nous a gratifié d'une cérémonie magistrale.
On y a vu une tour, qui pouvait ressembler à celle par laquelle Pieter Bruegel l'Ancien figura laTour de Babel, escaladée par des grappes d'alpinistes, et cette gravitation semblait nous assurer d'une certitude: que cette tour aux langues et cultures si multiples ne s'affaisserait pas (plus).
Londres désormais a repris le flambeau. C'est celui d'une nouveau olympisme.

Le flambeau d'un nouveau Olympisme

Plus de 60 % de Français ont donné raison au président de la République de s'être rendu, en tant que chef d'Etat de la France et président de l'Union Européenne, à l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Ceux-ci viennent de s'achever de manière spectaculaire et fastueuse. La Chine a gagné son pari, par le brio de son organisation, la démonstration de sa capacité technologique, de son hospitalité et de son ouverture, sans oublier la performance de ses sportifs qui ont fourni à l'Empire du Milieu le premier rang des médaillés d'or, un authentique exploit de transmutation olympique.
Une ère nouvelle s'ouvre pour la Chine et l'Asie.
Mais plus que la Chine, c'est le Comité I'Olympique International qui a gagné, dans un contexte qui était loin de lui être favorable, pour l'avenir des JO un statut planétaire, qui va au delà du politique et de ses conjonctures.
Il était attendu au tournant, au moins autant que la Chine et il a passé cette épreuve, sans avoir sacrifié son âme ou l'esprit olympique.
L'actualité s'incline donc devant l'histoire.
La cérémonie de clôture, pleine de symboles, scintillante et pyrotechnique, s'est achevée.
Les records sont tombés tandis que de nouveaux champions planétaires se sont levés. Des limites reculent toujours dans l'Humanité qu'elle coure, qu'elle nage, qu'elle saute, qu'elle pédale, qu'elle lutte, etc, et cela, tout cela, procure une immense joie.
Elle n'a pas d'équavalent car elle est, désormais, pleinement inscrite dans la dimension, dans la réalité de notre monde : universelle.
Que reste-t-il, désormais, des manifestations contre le passage de la flamme sinon que les jeux viennent de renaître une nouvelle fois, au delà du rêve de De Coubertin, pour prendre la mesure de la mondialisation, dont ils sont et demeureront comme un témoin lumineux, marquant le cap d'une immense espérance de paix, de prospérité et de fraternité.
Quelque chose de notre pays est là. Aurions-nous pu le boycotter?
Le metteur en scène des cérémonies, le réalisateur Zhang Yimou nous a gratifié d'une cérémonie magistrale.
On y a vu une tour, qui pouvait ressembler à celle par laquelle Pieter Bruegel l'Ancien figura laTour de Babel, escaladée par des grappes d'alpinistes, et cette gravitation semblait nous assurer d'une certitude: que cette tour aux langues et cultures si multiples ne s'affaisserait pas (plus).
Londres désormais a repris le flambeau. C'est celui d'une nouveau olympisme.