30.01.2009

Un référendum anti-crise

Les faits. Le monde est confronté à une crise mondiale qui plombe toutes les économies. Tout le monde est égal devant cette situation, mais les nations qui ont été les plus vertueuses dans leur gestion des finances publiques disposent de coudées plus larges que les autres.

La France, elle, est lourdement endettée et entretient une liaison dangereuse depuis trop d'années avec les limites des 3% du déficit budgétaire fixé par Maastricht. On l'a dite en quasi-faillite.

Les Français l'ont voulu cet endettement chronique au point que toute volonté de régulariser la situation budgétaire s'est heurtée à la volonté de la rue, aux immobilismes patentés qu'il est inutile de citer.

L'ardoise, elle, sera présentée aux générations futures auxquelles il sera sans doute difficile de faire gober que tout cela fût pour leur bien, les infrastructures qu'ils méritent, le nombre de profs qui sont indispensables.
L'audit objectif, aujourd'hui, est impossible. Mais les contribuables de demain auront peut-être des raisons d'être sévères.

Et c'est dans ces conditions pathétiques qu'au moment où les marges de manoeuvre déjà fort réduites disparaissent que ce peuple, notre peuple, bien avant d'être éprouvé comme la crise peut encore le faire, prend la rue pour ses désirs.
Pour exiger quoi? Du pouvoir d'achat, en vertu d'une promesse électorale prise en 2007 alors que rien n'augurait le krak économique et financier.

En vertu de quoi? D'une contre-vérité - celle de milliards "données" aux banques, de cadeaux faits aux riches, aux secteurs industriels comme l'automobile- et exige des revalorisations de salaire, le maintien des postes dans l'administration, et le privilège de voir l'Etat continuer à vivre au dessus de ses moyens, comme si de rien n'était.

Quelle attitude dans l'adversité!
Elle nous honore tous.
Il ne nous manque plus que d'obtenir l'organisation d'un référendum d'initiative populaire pour répudier la crise.
La manifestation que nous venons de vivre donne la mesure du succès qu'il aura.

21.01.2009

Athènes et Philadelphie

Au moment où Barak Obama prêtait serment et engageait l'Amérique à "retrousser ses manches", à s'inspirer des pères fondateurs, appelant à la vertu collective et individuelle, donnant ainsi un bel exemple de démocratie, l'opposition française se livrait, elle, à un spectacle dont elle a le secret pour défendre au sein du parlement le droit imprescriptible et inaliénable de pouvoir amender sans restriction et jouer la montre jusqu'à épuisement, droits que le gouvernement souhaite encadrer.
Cela valait-il cette manifestation tonitruante au son de "Démocratie, démocratie" où l'on embauche à tour de bras tous les insatisfaits de la réforme?

L'insondable gauche française devrait se méfier du calendrier car il y a des jours où le ridicule parvient à être cruel. Ce jour d'investiture pour l'Amérique était de ceux-là. Alors, voir l'opposition déserter les travées en clamant que la démocratie parlementaire est en danger, cela frise l'indécence.
Un autre jour, peut-être, mais celui-là, où l'Amérique donne une leçon de démocratie cordiale et intelligente, accordant Athènes et Philadelphie, nous avions choisi Hollywood, en dévaluant la démocratie au rang de cinéma.

Allez que la dispute continue!
It's lamentable.