20.04.2008
Elements de Conversation
En réponse à djel d'algérie sur sa note "fièvre du pouvoir" c'est bizarre,c'est vraiment bizarre, hier sadam le suniite a été jugé et exécuté pour avoir fait tué des chiites,et aujourd'hui al-Maliki le chiite, tue des centaines de ses frères chiites, fidèles à Sadr, c'est la fièvre du pouvoir n'est ce pas? ... La fièvre du pouvoir toujours. Mais tout dépend où vous la situez. Que réalise donc l'armée du Mahdi, sinon une tentative de prise de pouvoir? Emprunte-t-elle la voix des urnes qui consiste à se présenter devant le suffrage de ses compatriotes? Elle a décliné l'offre, au motif qu'elle entend conserver les armes. Dans quel pays, quelle nation, se pourrait-il supporter une armée régulière et une milice? Au Liban? En Palestine? Vous voulez rajouter l'Irak? Peut-être l'Algérie? Je serais à votre place très prudent. D'ailleurs, votre propre gouvernement, en Algérie, a fort à faire avec les gens du GIA désormais vassalisés à Al-Qaïda. La souveraineté des nations a une relation directe à l'orgueil national et l'orgueil national s'érige autour de principes très simples et très sobres qui sont à la base de l'Etat et de ses institutions. Etes-vous sûr, si vous voulez un examen du sang sur les mains, que l'armée du Mahdi n'a pas répandu celui des Irakiens, indistinctement de leur foi? Etes-vous sûr que les miliciens chiites de Badr ne l'ont pas fait non plus? Ici, il faut exclure les "purs" djihadistes qui sont au delà de tout examen. J'aimerais savoir ce que vous pensez de tout cela. J'ai longtemps vu, dans la salle à manger de mon grand-père (une famille espagnole), le temps où j'étais petit, un grand tableau - une copie sans doute - représentant "la prise de la Kasbah", par Abd el-Kader. Ce tableau ayant disparu à sa mort, je ne me souviens pas du titre, mais il se pourrait bien que ce soit la Smala. Mais longtemps, je me suis demandé ce qu'il faisait là. L'émir était représenté triomphant sur un cheval, sans doute un pur-sang arabe, et il était flamboyant. Dans une maison de Républicains espagnols, réfugiés en France, c'était un tableau très "paradoxal". Plus tard, bien plus tard, lorsque l'Algérie a connu ses années de plomb, qu'on s'est mis à entendre parler des émirs du GIA, mon grand-père était mort, et son petit patrimoine subdivisé dans les successions, mais je me suis rappelé de ce tableau. Et l'émir Abd El-Kader était devenu un proche, l'ayant déjeuneé et dîné si souvent sous sa représentation tant de temps. Alors j'ai recherché son histoire - articles, livres, films aussi - et j'ai trouvé que c'était un grand homme, lui, avec une fierté qui était une authentique droiture, y compris lorsqu'il capitula et après qu'il le fît, se rendant au Français. J'observe que la France, l'Etat et ses officiers, lui ont témoigné du respect car tous, enfin beaucoup, sont toujours capables de voir le sens et la noblesse d'un combat, même quand il oppose. "En 1860, lors des émeutes anti chrétiennes de Damas, il [l'émir Abd el-Kader] sauve plusieurs milliers de maronites. Mais, selon sa volonté, il se tiendra sur la fin de sa vie à l'écart de tout engagement politique." Je doute, tout en espérant, que Moqtada Sadr soit de cette trempe. Mais elle n'est pas donnée, cette grâce, à tant d'hommes. ...
16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Abd el-Kader
Eléments de conversation
.... A ce que je sache, l'Irak n'est pas l'Algérie française. Vous dîtes n'importe quoi. Si Moqtada Sadr a pu ressentir la joie, toute relative, de la vengeance en faisant prononcer son nom par les bourreaux de Saddam Hussein à son dernier instant de vie, il le doit aux Américains. Les chiites ont laissé l'Amérique déboulonner l'ancien dictateur et ne se sont pas opposés à la progression de cette armée jusqu'à Bagdad. Les troupes régulières de Maliki, les forces de police, les fonctionnaires, les irakiens eux-mêmes qui soutiennent ce gouvernement légitime, issu des urnes, ne sont pas assimilables à Vichy, encore moins à des collaborationnistes ou des harkis, pour emprunter vos raccourcis trompeurs. L'enjeu fondamental est la souveraineté de l'Irak. Ceci étant, je reconnais une certaine habileté à Moqtada Sadr et au clergé chiite à caractériser sa légitimité par ce sceau. Mais il est mensonge et duplicité. Il dissimule une ambition plus inquiétante par laquelle l'Irak serait satellisé à l'Iran pour former "une grande nation de l'Islam", ce à quoi Al-Qaïda, par la voix de M. Al-Zawahiri, a appelé dans sa dernière communication, exhortant les Irakiens ne pas céder aux "impostures de la démocratie" tandis que le président iranien Ahmadinejad exhorte lui "à l'élimination de la direction corrompue du monde". Il y a, à l'heure actuelle, un élément que d'aucuns ont des difficultés à dépasser, c'est le clivage chiite/sunnite, si bien qu'il est difficile de considérer autre chose qu'une alliance objective conjoncturelle aux révolutions islamiques, iranienne ou émanant d'Al-Qaïda. Sur l'Irak, les deux révolutions pourraient avoir trouvé leur lieu de réunification. Veuillez, si vous le pouvez, projeter cela au delà des semaines et des mois, et imaginez ce que telle concorde produirait. Tout l'enjeu est là. Nourri Al-Maliki protège sa nation, mais c'est, quelle aberration chez les hommes et les peuples, Moqtada Sadr qui s'octroie le beau rôle. Il le fait, pourtant, indûment. et il est, de tous les poins de vue, sacrilège. ....
10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Armée du Mahdi
Entretien des nations
Le chef radical anti-américain Moqtada Sadr a menacé de lancer "une guerre ouverte" si les opérations des forces irakiennes et américaines contre son mouvement se poursuivaient, dans un communiqué portant sa signature et publié à Najaf (sud de Bagdad). Source AFP. Moqtada Sadr n'est pas dans l'ordre de l'entretien des nations. Fermez le ban.
09:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Armée du Mahdi


