31.01.2008
A quoi doit servir la popularité
Désormais, dans une démocratie hyper-médiatique et hyper-médiatisée, les courbes de popularité ressembleront à des montagnes russes et affectera n'importe quel hôte de l'Elysée.
Intéressant, ce dernier sondage! On comprend l'indice d'efficacité (de -73) sur le pouvoir d'achat compte tenu de la conjoncture et du tir médiatique sur le sujet.
On comprend que le moral des ménages décroche et que 68 % des personnes pensent que les choses ne s'amélioreront pas, tandis qu'une même proportion estime que les deux ou trois mois à venir verront se développer des conflits sociaux.
Mais s'agissant du chômage qui baisse en continu depuis plus d'un an, on se demande comment 3/4 des Français jugent les mesures et efforts du gouvernement inefficaces alors que le chômage n'a jamais été aussi bas.
Cette démocratie des sondages, des ressentis, ne tardera pas à marcher sur la tête.
Mais on ne gouverne pas en fonction, pour et par des sondages.
On gouverne en vertu d'une légitimité acquise lors d'un scrutin et d'un programme, d'une volonté politique exprimée, à laquelle une majorité de citoyens a souscrit.
La Ve République organise cette pro-éminence, épargnant au chef d'Etat le ressac des vagues de popularité ou d'impopularité.
Nicolas Sarkozy est au début de son mandat qu'il a entamé avec une forte popularité et nanti du plus fort haut niveau d'électeurs ayant voté pour lui dans toute l'histoire de la Ve République (excepté De gaulle en 58).
Son mandat est de réformer ce pays et de lui permettre de regagner des rangs.
Il dispose de cinq ans pour cela.
Les réformes doivent continuer. C'est un service à rendre à ce pays.
Il n'est pas déraisonnable d'y sacrifier un peu de popularité.
A quoi servirait-elle sinon?
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Popularité, sondage


